
Lulio Garcia
Démarche artistique
Le travail artistique de Garcia s'inscrit dans une démarche mémorielle où l’absence, l’invisible et les traces oubliées prennent forme. Ses œuvres sont des corps plastiques, des fragments suspendus entre la chair et le silence, entre ce que l’on voit et ce que l’on tait. À travers une approche abstraite et sensorielle, il rend hommage à ce qui reste méconnu : les blessures invisibles, les micro détails d’une peau marquée et les récits effacés.
Ses installations et peintures explorent l’idée d’une mémoire organique, où le pictural fusionne avec le corps. Le latex, matière vive et fragile, devient support d’un langage silencieux, où chaque fissure et chaque tache évoque une empreinte donnant forme à l’absent.
Il crée des paysages désertés, marqués par l’absence de ceux qui fuient la guerre, réduits à des lettres jamais reçues, à des ombres entre les frontières. Il soulève la question de l’effacement des individus dans les flux migratoires, transformant ces disparitions en éléments picturaux. Les récits personnels, souvent recueillis dans des contextes de violence ou de perte, nourrissent sa recherche plastique.
Ses oeuvres nous amènent à nous poser une question : comment percevons-nous ce qui a disparu ? Les formes sont des présences silencieuses, posées sur la lumière, qui rappellent ceux et celles qu’on ne voit plus.
Son travail cherche à rendre tangible l’inexprimable. Il se construit comme un langage de la trace, entre la matière et le témoignage, entre les formes muettes et les récits tus. En interrogeant notre rapport à l'oubli et à l'invisible, il propose une réflexion poétique et politique sur ce qui subsiste au-delà de la perte.
2025 : Exposition collective, « L'exposition festive », Elysion Paris. Paris.
2025 : Exposition collective, « Correspondances : Perceptible et invisible », avec Vladmir Markovic, Galerie du Montparnasse, Paris.
2024 : Exposition individuelle, « Inutile de se laver les mains », Maison du Portugal André De Gouveia, Paris.
2023 : Exposition collective, « Limites », avec Montse Aránega et Alessandra B-B, Galerie 59 Rivoli, Paris.
2022 : Exposition individuelle, « Être ce qu'on ne doit pas être », Maison du Portugal André De Gouveia, Fondation Suisse pavillon Le Corbusier, Ambassade d'Équateur, Paris.
2021 : Performance, « Robes Tableaux » de Jean-Charles de Castelbajac, avec Lou Ros, Damien Poulain, Jan Melka, Charles De Vilmorin. Centre Pompidou. Paris.
2015 : Exposition collective, « Parábolas Epimetéicas », Musée Nahín Isaía, Équateur.
Crédits photos des œuvres © Eva Chamosa
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